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Blog de Karine Carville : ses romans et ses événements.

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Ecriveronne

Ah chouette : un sujet où je vais pouvoir être méchante!

J'aimerais aborder le thème des blogs et autres sites d'écrivains inconnus.
En fait, cela fait peu de temps que je surfe, comme on dit, de sites en sites pour découvrir les écrits de tout un chacun. Et je vais de surprises en surprises.

Tout d'abord, j'aimerais faire une part belle à la poésie. Ah, l'Âme poétique... (soupir)... quelle torture pour le lecteur! La plupart du temps, seule une petite bande d'initiés, qui connaissent intimement le mécréant auteur de ces vers tortueux, comprennent le sens caché de ses paroles. Pour le lecteur lambda, dont je fais bien modestement partie, ce n'est qu'une série de mots adjacents, souvent lâchés seuls et sans ponctuation, au milieu d'une page dont le titre ne précise en rien l'idée générale de la poésie. Je mettrais bien quelques exemples ici, mais bon, je ne suis pas si méchante et un peu lâche aussi...!
Alors oui, d'aucuns me répondront que les poêtes utilisent souvent des termes voilés, des paraboles pour exprimer leur Moi intérieur. Ouais, enfin là, on n'est plus dans la parabole, mais carrément dans l'ellipse! Ou si c'est bien une parabole, alors je n'ai pas le bon décodeur...! Bref, sur les nombreux sites que j'ai pu visiter, seuls quelques-uns, pour le moment, ont su retenir mon attention, de part la qualité de leurs écrits (certains confondent qualité et quantité sur internet, il me semble!) et les images qu'ils transportent.
Attention : je ne suis pas en train de jouer les critiques littéraires (ouh la la, non!), mais juste en train de remarquer combien une certaine relecture serait parfois utile, ne serait-ce que pour supprimer des grosses fautes de syntaxe, dans le respect du lecteur...
Bref, qu'il n'y ait pas d'idées révolutionnaires dans les textes poétiques, soit, mais serait-ce trop demandé qu'ils soient justes... poétiques? (au sens large afin de ne blesser aucune sensibilité, bien sûr!)

Ensuite, les histoires. Là, j'englobe tout : nouvelles, romans, feuilletons, etc... Internet regorge d'écrivains en mal de le devenir! C'est impressionnant. Ca fait même un peu peur : comment voulez-vous que je sois publiée un jour si vous vous mettez tous à écrire?! Crénom, faites du tricot ou du jogging!! (avec Sarko? oups, désolée!)!
Pourtant, force est de reconnaître que certains d'entre vous ont du talent et, bon ok, je vais le dire : ont bien plus de talent que moi! Et ça fait d'autant plus peur : pourquoi ne sont-ils pas publiés?! Ca remet aussi les pieds sur terre quand à mes propres chances de publication : relativisons, relativisons!
Là aussi, j'ai découvert des sites qui proposaient une histoire haletante, ou bien des billets parfois terriblement drôles, dans le respect de la langue française. Et puis, il y a les autres... Ceux totalement délirants dans l'écriture, où la césure des phrases n'est pas maîtrisée, où quand on arrive au point on ne sait plus ce qu'on vient de lire... J'espère me situer un peu entre les deux...

Quoiqu'il en soit, j'avoue aimer les sites et leurs auteurs qui ne se prennent pas trop au sérieux, qui ne se déclarent pas écrivains. Car qu'est-ce qu'un écrivain? Celui qui est capable de produire une superbe lettre de motivation pour se faire embaucher dans la société qu'il convoîte n'est-il pas un écrivain, tout autant que celui qui sait écrire un roman de 500 pages?

Toutes ces paroles juste pour dire que je ne suis pas une écrivaine (vive les nouveaux mots de la langue française!). Je suis une écriveronne. Car tout comme c'est un bûchant qu'on devient bûcheron, je suis convaincue que c'est en écrivant qu'on devient écriveron.
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E
Si j'ai tout compris il y a donc des écrivains bûcherons ? Ceux, qui scient les mots et hachent la syntaxe..Ceux qui élaguent leur coeur et brûlent leur humeur ? Un vrai thème communautaire ça..
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J
Ante-scriptum- Je ne pensais pas faire un commentaire de cette taille. Désolé. C'est affreux de se laisser séduire par la logorrhée. Quelqu'un aurait-il un remède?<br /> <br /> <br /> Aaaahhhhh... les blogs de poésie...<br /> <br /> J'en ai foutu, de la poésie, moi aussi, parce que c'était là au fond d'un tiroir, et qu'une bonne partie ne risquait pas de trouver jamais sinon le chemin d'un lectorat indifférent. J'ai connu un grand Monsieur, le poète alsacien Jean-Paul Klée, qui jadis m'avait encouragé dans la voie de la publication. Internet balbutiait et il me croyait résolument digne fils de la muse. L'échec était prévisible, surtout auprès des quelques maisons qui faisaient encore du compte d'éditeur. Et puis, des poètes, il suffit de soulever une feuille morte pour en trouver un troupeau réfugié dessous, or j'étais loin de soutenir la comparaison avec tant d'autres. Sur les blogs, voici qu'ils pullulent encore plus, portant l'art du "Moi Je" vers des sommets édifiants: je participai sans honte à cette extraordinaire mouvement, pour me rétracter enfin (faut pas pousser Calliope et Erato dans les orties, quand des vers méritent juste de demeurer sur des feuillets qui s'émiettent, inutile de chercher à les offrir à l'admiration des foules déchaînées qui devraient y voir l'empreinte du nouveau Rimbaud). [Note: sur Alexandrie Online, je me suis quand même décidé à faire "paraître" un tryptique, Eclipse etc., qui connaît un réel succès avec quatre téléchargements en plus d'un mois –excusez-moi, je suis en train de m'étouffer de rire, vraiment que ne ferait-on pas pour tomber dans le ridicule].<br /> <br /> <br /> Et puis les blogs avec des histoires dedans, des nouvelles, des feuilletons, des romans...<br /> <br /> Le grand malheur, c'est que ça pullule aussi, les spécialistes de la littérature littératurante, qu'au milieu de la foule d'exécrable, repérer les perles rares est quasiment impossible, sauf à faire preuve d'une patience sans limite. Au hasard des errances j'en ai déniché, dont certains ne cherchent (absolument?) pas à faire de l'oeil aux éditeurs. Tenez! Anna Galors, par exemple. Merveilleuse plume. Ou dans un autre genre, Vanessa du Frat. Ou encore...<br /> (Parmi ceux qui se plaignent de ne pas être reconnus par les plus sérieux éditeurs, notons Marc Galand qui avec sa saga Aube, le Roman de l'Europe, se targue de 3683008 visiteurs uniques –donc lecteurs– depuis avril 2004, chiffre parfaitement fallacieux, le compteur s'incrémentant à chaque changement de page, mais bon, je ne vais pas critiquer plus longtemps, il écrit très bien, même si on a du mal à se farcir plus de quatre paragraphes d'affilée sans être repu).<br /> En fait, tout se passe sur le net comme auprès des éditeurs: seul change le comité de lecture. Un auteur (sic ou pas?) aura autant de chances de se faire repérer par les internautes (apprécier? ça peut arriver aussi). Ça nous laisse quand même un millième d'espoir...<br /> <br /> <br /> Pour le plumitif en mal de reconnaissance (bah, nous le sommes tous, reconnaissons-le), internet est une voie qui paraît facile, mais qui se révèle aussi praticable que celle qui mène chez Galligrasseuil. J'en suis venu à conclure que ce moyen ne devait avoir qu'une seule fin: en prenant le risque de l'exposition, notamment avec certain feuilleton, je me force à aller jusqu'au bout, rendre public un texte (même mauvais) réclamant qu'on ne l'abandonne pas en chemin. Le blog comme moteur d'écriture me plaît plus que comme appel à célébrer mon génie aussi incommensurable qu'incompréhensiblement méconnu. Par ailleurs, qui veut me jeter des pierres le peut, la critique négative mais constructive m'étant parfois plus agréable que le dithyrambe.<br /> <br /> Hélas, peu se risquent (moi le premier, quoique ça m'arrive) à affronter les auteurs, bien que certains méritent amplement quelques égratignures (au mieux). Il vaudrait mieux ne pas hésiter à blesser, quelque mal que ce doive coûter aux deux parties. Certains seraient dissuadés de poursuivre: preuve qu'ils ne seraient pas faits pour être écriverons. D'autres sortiront de la confrontation avec plus d'humilité et un regard plus acéré sur leurs propres proses. De quelque façon que l'on publie, se confronter à l'altérité lecturante [rire: voilà que le verbiage creux me reprend] est la seule façon de progresser. Mais mieux vaut peut-être un bof internautique qu'un souverain dédain du Magazine Littéraire.<br /> <br /> Sachons en tout cas rester des écriverons, semant notre chemin de petits caillous blancs, mais ne nous faisant pas d'illusions sur leur sort. Ecrire est un acte intime qui devient public par choix (entaché d'orgueil), puis par nécessité (si l'autre ne nous lit pas, seul notre nombril sera réjoui de nous voir plumitiver en rond au lieu de tracer un sentier dans la jungle de l'écriture). La gloire éternelle ne nous attend pas en bas de l'écran. Il ne faut pas s'en plaindre. Gardons la tête froide: perdus dans la masse, divertissons ou émouvons simplement les quelques voyageurs qui font escale chez nous. Si nous savons y parvenir, estimons-nous heureux, nous aurons du moins servi à quelque chose...
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K
Ah! (soupir)... Comme il est toujours agréable de te lire, comme tu résumes au mieux ce que je ressens (enfin, résumer en quelques centaines de lignes tout de même), bref, quel inestimable commentaire que le tien... J'adhère totalement à ce que tu as écrit, merci pour ce grand moment de lecture (continue de puiblier plein d'écrits sur ton site, c'est un régal!!) et de partage que tu viens de m'offrir... Amicalement, K.Rine
J
NB : j'ai omis de préciser que "plaçâtes" était un clin d'oeil amical. Jyckie.
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J
Bonsoir K.Rine.<br /> Je viens de lire vos pensées sur la plume des poètes ou celle des "écrivons". J'épouse en partie vos idées quoique..ne sachant dans quelle catégorie vous me plaçâtes lors de vos visites, il me soit bien difficile d'en évaluer les reproches ou les compliments. Ceci étant, je ne me prends guère au sérieux et c'est avec plaisir que j'accepterais de connaître votre "évaluation littéraire" quant à mes écrits (sourire).<br /> Plaisanterie à part, j'aime votre plume, aussi caustique ou acerbe soit-elle. J'apprécie votre franc parlé, surtout ne changez rien !<br /> A bientôt, Jyckie.
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K
Chère Jyckie, j'ai bien dit que je ne me lancerai pas dans la critique littéraire! Mais puisque vous m'aiguillonez avec mon franc-parler, me voici acculée, bien obligée de vous répondre! Quelle femme pleine de stratégie vous êtes! Je suis votre site de près, et la qualité de votre écriture ne laisse pour moi pas de doute sur la catégorie dans laquelle vous ranger. Ce qui me déroute un peu c'est la quantité d'articles déjà publiés et qu'il me faut découvrir peu à peu pour mieux appréhender les nouveaux... Mais j'y arriverai!!! ;-) Très bonnes lecture et écriture!
M
Hello K.Rine,<br /> Un texte très incisif qui sonne vrai. Comme tu le dis, la plupart des "écrivaillons" ne sont pas lisibles. Je me mets dans pas ce cadre là mais je devrais p'têtre ! Ayant point eu de comm de toi chez moi, je me dis que soit t'es jamais passé (dommage !) soit t'as pas eu le courage de faire savoir que c'était nul (tant mieux !) alors, je t'invite à venir et à laisser une trace. j'accepte tout, garde tout et répond à tout, même au vraie critique qui me casse. Ben voilà, j'attends ta visite et je vais continuer à errer sur ce blog.<br /> @mi K'lment :0037:
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K
Hé hé... Puisque j'ai promis de laisser à présent mon avis sur les blogs, même s'ils ne me plaisent pas, je n'ai qu'une chose à te dire : planque-toi, j'arriiiiive!!! LOL...Merci beaucoup pour ta critique, bonne lecture!