Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog de Karine Carville : ses romans et ses événements.

Publicité

Quand les mots paraissent

Comment commence une histoire? Comment vient une idée? Vous êtes vous déjà penchés sur cette question? Comment fonctionnez-vous?

En ce qui me concerne, j'ai pu déjà remarquer que le remplissage de page blanche était étroitement lié à mon état d'esprit du moment : si je suis trop soucieuse, il m'est parfois difficile de m'évader... Mais ce qui est certain, c'est que je ne planifie pas mes textes à l'avance. J'écris, et "ça" vient. Je me mets devant mon écran, je pose mes doigts sur mon clavier d'amour, et hop...

Et parfois, pas hop du tout....! Là, bonjour angoisse et grincements de dents! Ca y est, j'ai perdu ma verve, ma muse, mon inspiration, mes rêves et toutes mes possibilités d'écriveronne!!! Aiutoooo!!! (oui, j'ai toujours trouvé que l'appelle au secours italien était le plus phonologiquement sympathique, ne me demandez pas pourquoi!!).

Alors, comment "ça marche", l'inspiration? (comment ça "chez vous elle court"?!)

Démonstration :

  • Je m'installe devant mon écran. Ayet. Bon, je remets mon clavier à la bonne place, je range un peu tout le bronx qui règne là, je remets les crayons dans les pots... Bref, je perds un peu de temps pour me mettre en condition, ou plus probablement pour repousser le moment où : "Pétard, va bien falloir écrire quelque chose!"...
  • J'ouvre un nouvel article, ou un nouveau document. C'est beau, c'est grand, c'est blanc... Très blanc...
  • Je me pose LA question du "T'es inspirée pour écrire quoi, là, tout de suite, maintenant?!". Comment ça t'es pas inspirée, vile feignasse?!
  • Et là, "magie magie", je vois un lieu. Je le décris. Arrive un personnage. Que je décris. Je m'aperçois qu'il n'est parfois pas humain, qu'il a des objectifs dans la vie, qu'il ne se doute absolument pas de ce qui va lui arriver ensuite (et ce qui est chouette c'est que moi non plus, on va se découvrir ça à deux!), ou bien que c'est un salopard de manipulateur qui a déjà tout planifié (et là c'est une grosse galère pour moi car du coup il faut que je devine ce qu'il a planifié pour pouvoir l'écrire!! C'est pour ça que j'ai dit "salopard"!!).
  • Je finis par aller me coucher, et, en m'endormant, j'essaye de revisualiser la scène, pour donner plus de détails, et surtout poursuivre l'histoire! Ca ne marche pas toujours. Parfois, je plonge vers de vieilles histoires que j'aime beaucoup : rrhhaa, l'inconscient n'en fait qu'à sa tête!
  • Et puis, il faut revenir à l'histoire, régulièrement :
    • Parfois c'est l'horreur : mais que font mes personnages? Pourquoi ne me le disent-ils pas? Pourquoi ne puis-je plus rien écrire?
    • D'autres fois c'est du pur plaisir, ils sont là, ils "m'attendent", il va leur arriver plein de choses super bien ou très très moches, mais après tout je m'en fiche parce que d'une ça ne m'arrive pas à moi, donc je me sens moyennement concernée, et puis de deux parce que du moment que je peux les espionner, c'est tout ce qui me plaît^^
Bref, chez moi, l'écriture est un peu instinctive je trouve. Je fonctionne au visuel. Je ne sais pas trop comment je peux imaginer ce qui se passe à l'intérieur de la tête de mes personnages, mais pour le moment "ça" marche.

Depuis que je surfe sur les sites d'autres écriverons, je m'étonne de voir combien les méthodes d'écriture semblent être différentes. Je reste admirative devant ces gens qui planifient toute leur histoire à l'avance, qui savent, chapître par chapître, tout ce qu'ils vont écrire.
En fait, en y réfléchissant un peu, j'ai l'impression que j'aime à retrouver le plaisir de lire dans ce que j'écris. Je m'explique (oui, je sais, il est tard, mais non, elles ne sont pas tordues mes phrases!!) : j'aime beaucoup lire, indépendamment du temps que je peux y consacrer selon les périodes de ma vie. J'aime parcourir un roman et jamais, ô grand jamais, je ne lirai les dernières pages pour connaître la fin avant le moment voulu! Je crois que je reproduis ce schéma là dans mes écrits. J'aime découvrir, et si je devais planifier complètement à l'avance un bouquin, je ne suis pas certaine que je l'écrirais jusqu'au bout.
C'est, pour tout vous dire, ce qui se passe avec le tome 2 de ma série "Vincent" dont je mets parfois des extraits ici. C'est beaucoup plus planifié que le tome 1, et du coup des fois je peine à raccorder les actions entre elles..

Oh pétard!! J'ai écrit tout ça moi? Qui parlait de logorrhée la dernière fois? Hmmm, je crois que je suis en plein dedans!! ^^

Allez, juste une dernière question : et vous? Comment faîtes-vous? (ça y est, elle cherche encore des comms!!^^)
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
j'ai parfois un décalage entre ce que je pense écrire et ce qui est réellemnt écrit ensuite
Répondre
K
En mieux ou en pire? :)
F
C'est marrant car je n'ai jamais aimé allé à la fin d'un roman pour savoir la fin et pourtant dernièrement, un livre qui était la clôture d'une trilogie (c'était le tome 4, oui je sais j'ai dit une trilogie, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai lu juste 3 pages aux trois-quart du bouquins). En fait parfois tu es déçu du livre et de la fin qu'il commence à prendre surtout quand la dernier tome censé être la fin et qui était suffisant te satisfaisait alors que le nouveau et dernier tome paraît lourd, sauf à partir de la moitié.<br /> <br /> Je crois que tout dépend de la manière dont tu appréhendes ton livre, et cela vaut aussi pour l'écriture, il est possible que tu ais un jour besoin de planifier un livre. Personnellement ça m'a encore plus plongé dans le livre j'avais dû mal à rentrer dedans et savoir qu'une méga trahison se préparait (je m'y attendais quand même^^) m'a fait finir le livre dans l'après-midi.<br /> <br /> Bref passons ces pensées pas forcément intéressantes, et pour citer la quarilogie (ça se dit ??) dont je parle et qui est géniale : Le Clan des Otori (j'espère que ça ne t'embête pas que je fasse de la pub, quoique ça n'en soit pas puisque c'est pour illustrer ce dont tu parles^^ Oulà je fais des phrases assez lourdes là...)
Répondre
K
"En fait parfois tu es déçu du livre et de la fin qu'il commence à prendre surtout quand la dernier tome censé être la fin et qui était suffisant te satisfaisait alors que le nouveau et dernier tome paraît lourd, sauf à partir de la moitié."Gné?!!OK, c'est mardi soir, je suis vidée, et j'ai les yeux qui piquent : mais je te promets que je m'y suis reprise à trois fois pour comprendre cette phrase!!! LOL, tu es trop fort!! ;)Quand à la pub sur un roman, pas de souci : moi ça me donne toujours envie d'aller l'acheter!
E
effectivement, j'ai du mal à prendre du recul entre mes écrits et mes états d'âme. Cependant, j'espère que tu as raison et que pour les autres, s'évader du monde réel est un bon moyen !<br /> J'attends aussi d'autres commentaires, le sujet que tu as lançé est très intéressant :-)
Répondre
K
Nous voici donc toutes deux à attendre les confessions des autres! ;)
E
Je dois dire que je trouve toutes les questions que tu (te) poses très intéressantes!<br /> Moi, je crois avoir compris que j'écris uniquement sur le coup de mes émotions.<br /> Si je suis très heureuse, très triste ou très en colère, j'arrive à pondre un truc à peu près correct qui correspond, bien sûr, avec mon état d'âme du moment.<br /> Je ne planifie jamais rien. Chaque fois que j'ai essayé, ça n'a jamais marché. Pourquoi ? Je crois que je n'ai pas une imagnation très folle.<br /> La plupart des choses que j'écris sont inspirés de faits réels (ou alors de rêves réels!)<br /> Ma vie (qui est pourtant une vie assez normale) est ma plus grande source d'inspiration.<br /> J'ai aussi souvent remarqué que l'écriture était un peu comme une thérapie. Par exemple, il y a quelques temps, je vivais une histoire d'amour très difficile et j'ai essayé de l'écrire sous toutes les coutures. Et puis l'histoire s'est vraiment finie (elle était finie mais pas complètement...) et je ne pense plus du tout à ce mec qui était presque omniprésent. Depuis, je n'ai jamais eu ni l'envie, ni le besoin d'écrire cette histoire d'amour qui aurait pourtant fait un bon bouquin je crois ;-)<br /> Effectivement, on a chacun ses techniques d'écriture. La mienne : suivre mon coeur ;-)
Répondre
K
Donc pour toi l'écriture est exhutoire, un miroir de tes états d'âme du moment...? Impossible donc, dans ce cas, d'écrire un texte "léger" si tu te sens triste? Je pense pourtant que pour certains écriverons, la dissociation entre ressenti et écriture peut se faire, sous la forme d'une sorte d'évasion du monde réel et des soucis actuels. J'attends donc d'autres commentaires, peut-être en ce sens!Merci beaucoup pour ton témoignage!! :D
Z
Bonjour, je réponds à la question que vous avez posé à almaterra sur le différé des articles. Je le fais aussi (over-blog) : quand vous écrivez un article, il y a une case en haut qui donne la date. On peut très bien la changer : si on avance la date, l'article ne se mettra en ligne qu'à la date que vous avez prévu ; vous pouvez aussi la retarder, si vous souhaitez que votre article repasse derrière un autre.<br /> Ai-je été claire ?
Répondre
K
OK! Moi je vois la date en bas, ainsi que l'heure! Je suppose donc que si j'avance l'heure et/ou la date et que je publie l'artic, il ne se mettra en ligne qu'au moment voulu! Va falloir que j'essaye!! Merci pour cette bonne combine! :D