Mon bébé... Que va-t-il devenir ? L'accouchement s'est bien passé, Madame, mais ensuite, de devoir le confier dans d'autres mains, et me voilà "toute chose"... Quoi "T'exagères K.Rine !" ? Nan, même pas ! Et puis mon premier bébé est tellement beau, vais-je pouvoir en refaire un si mignon ? Serai-je une bonne mère pour lui ? Serai-je capable de lui faire des frères et sœurs ? Je me trouve dans une période de transition, pardon, je vous la refais selon le contexte psy du moment : je suis dans une phase transitionnelle... !
Vous l'avez reconnu, chers blogonautes, et principalement si vous êtes une femme : je suis frappée par le baby blues, ou plutôt ce que j'appelerais le "booky blues".
Tu nous inventes des mots avec ton booky blues ? Ben... Oui ! C'est surtout que, après avoir papoté avec l'auteur de polars Pascal Candia, j'ai pu un peu mieux comprendre ce que je ressentais en ce moment et un peu mieux l'accepter ! On parlait de baby blues du livre tous les deux, et le mot "booky blues" m'a paru adapté.
Allonge-toi là K.Rine, et dis-nous ce que tu ressens... Z'êtes trop aimables... LOL... Et bien, je suis "le cul entre deux chaises" comme aurait dit ma grand-mère. D'un côté je viens de lâcher Marjolaine, mais son avenir me semble toujours incertain puisque je n'ai pas encore eu l'accord définitif du comité de lecture (ça me tarabuste, pfff !). D'un autre côté, l'idée du l'arbre de Johanne a vu le jour et Michel en attend le plan avec impatience. Mais... Je n'arrive pas à m'y mettre. Je sors de deux mois d'écriture acharnée, ai-je besoin d'un break ? Sans doute. Mais j'ai aussi besoin de savoir si toute cette aventure va aboutir réellement selon mes espérances. Du coup, stress, attente, impatience, et tout cela ne fait pas bon ménage avec l'écriture... ! Ce qui me rassure, c'est que beaucoup d'auteurs semblent éprouver cela, donc je n'ai rien de particulier (ouf !). Alors c'est la phase du booky blues, la désagréable impression que je ne réussirai pas à faire mieux que Le roman de Marjolaine, l'appréhension de me relancer dans une nouvelle histoire dont je ne maîtrise pas encore tous les détails, la montagne de boulot qui me fait face et me nargue (si si ! Je le vois bien, elle me dit : "Alors, tu montes chérie ?") parce que L'arbre de Johanne va être un boulot bien plus conséquent que Marjolaine. Et si je n'y arrivais pas ? ! Horreur... Bref, entre mon attachement à Marjolaine et le défi lancé par Johanne, je patauge un peu en ce moment.
Alors, vous me prendrez un comprimé de Bouleau le matin et deux de Scènes Zoo Cul Passion le soir... Merci pour la prescription ! Effectivement, avec la période des livrets qui arrive, je crois bien qu'au niveau boulot (je parle de mon "vrai" boulot, celui avec lequel je gagne un peu de sous !) je vais être servie ! Des heures de corrections, de calcul de moyennes, et de commentaires à mettre en prévision ! Sans parler du rendez-vous avec les parents pour remettre ce sacro-saint livret ! Quant aux occupations, et bien cela me fait beaucoup de bien de reprendre ce blog. Non seulement pour mes séances de psychanalyse gratuites (LOL !), mais surtout parce qu'il me permet d'écrire sans penser à rien d'autre : alleluia !
Voilà, vous avez une fois de plus assisté à une phase peu glorieuse de la vie d'une écriveronne. J'oserai cependant conclure en disant que pour rien au monde je n'échangerais ma place, parce qu'écrire (ou ne pas écrire pour le moment !) c'est toujours vivre !
Hello K.RINE, face à ce phénomène inévitable, le plus constructif est de ne pas te brutaliser et d'éviter de te mettre la pression. Un petit break peut s'avérer salvateur. Quelques semaines où on laisse mûrir la suite sans s'en préoccuper réellement. L'envie de prendre à nouveau le stylo revient d'elle même comme une évidence et une nécessité assez rapidement. Le déclic te surprendra. Il est souvent le fruit d'un élément extérieur : l'enthousiasme de ton éditeur, une soirée avec des amis, les compliments d'un lecteur ou une idée qui te saute dessus par surprise un matin en te levant. Bref, rien de plus normal que ce besoin de recharger les piles. Ne t'inquiète surtout pas. ce n'est qu'une phase de transition "classique" et l'avenir est à toi. Amicalement Pascal
Et bien figure-toi que la loupiotte s'est allumée hier soir dans mn crâne de blonde et que j'ai (enfin !) eut la bonne idée qui manquait à mon prochain roman (ce qui expliquait sans doute que je ne parvenais pas à m'y mettre !). Du coup, c'est reparti "comme en quarante" ! : )