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Blog de Karine Carville : ses romans et ses événements.

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Auteur et / ou écrivain ?

Visiblement, sur la Toile, on utilise relativement indifféremment les deux terminologies. Pourtant, il m'a été autorisée à penser dans les milieux autorisés (!) que je pouvais me faire taper sur les doigts à me déclarer l'un ou l'autre de façon inadéquate. Bon, d'un côté je n'ai rien contre une petite flagellation (du moment que je peux enfiler avant ma tenue léopard* !), mais autant chercher à clarifier tout de suite cette ambiguité.

Les infos que je vais vous livrer ci-après sont peut-être exactes, ou pas, mais j'en suis là de mes découvertes, peut-être vous serviront-elles et, à défaut, vous pourriez aussi sans doute éclairer davantage ma lanterne...

T'es qui toi ?
Heu... "Une écriveronne" ai-je souvent clâmé haut et fort. En en cela, je pense que l'on ne peut me reprocher ma prise de position très nette là-dessus ! Pourtant, ces derniers temps, on m'a traitée d'auteur, d'écrivain, d'écrivaine, d'autrice, bref, de tous les noms ! Là, je me serais bien exclamée : "Maîtresssse ! Il m'a traité !" comme le font si joliment les gamins de ma classe, mais, manque de pot, la maîtresse, c'est moi !... Alors autant je connais tous les noms de mon métier-qui-me-fait-manger (je suis au choix : professeur des écoles, prof des écoles, PE, maîtresse, instit -ben si, y'en a qui garde encore cette terminologie et cela me plaît !), mais mon tout nouveau métier d'écriveronne (que je pratique depuis pourtant fort longtemps) me donne des noms à coucher dehors avec un ticket de logement ("autrice" : non mais vous entendez ça ? Beurk !)

A l'aide mon p'tit Robert !
Là, quand un souci terminologique se présente à moi, je m'écrie derechef : "A l'aide mon P'tit Robert !". Et Robert de rappliquer en général subito-presto. Même plus besoin de le transporter (c'est qu'il pèse son poids le p'tit Robert !) ni de lui gratouiller les pages de mon doigt précédemment léchouillé : je me suis payé l'édition en logiciel, bonheur... !
Et Robert me dévoile tranquillement :
Auteur : Personne qui a écrit un livre.
Ah bah ouais, ça c'est moi, c'est sûr !
Ecrivain : Personne qui compose des ouvrages littéraires, cf Auteur.
Ah bah ça c'est moi... aussi... Argh !
C'est quoi ce mauvais plan, Robert ? Tu ne peux pas être clair dans ce que tu me racontes ?
La page disparaît, certainement un peu honteuse de ne pouvoir m'aider davantage...

Je suis... Je suis... plouf - plouf... Ce sera toi...
Oui, désolée, mais face à un choix j'ai de vieux réflexes de maîtresse !
Bon, malgré Robert, je ne sais toujours pas si je suis écrivain ou auteur. Finalement, je crois que je vais proposer la définition d'écriveronne à mon cher Robert, ce serait plus simple !
Hélas, je ne me résouds pas facilement aux solutions de facilité...
Lors de précédentes lectures, en particulier du superbe ouvrage de M. Jean Guenot, Ecrire, j'avais lu qu'un écrivain était celui qui bûchait comme un malade sur ses textes, seul face à sa copie. Alors que l'auteur faisait son apparition dès qu'il fallait se présenter à son public. Finalement, l'auteur était la vitrine de l'écrivain, et tout deux vivaient au sein du même bonhomme (enfin, en l'occurence, de la même bonnefemme !). Je dois dire que cette définition me plaisait bien : je comprenais tout à fait qu'il puisse y avoir en chacun des écriverons un personnage besogneux et un autre sous les projecteurs. Mais apparemment, ce n'était pas cela non plus...

Tu vas nous la livrer ta théorie ?
Théorie, théorie (mais de quoi se moque-t-il d'abord ? !), voici un bien grand mot !
Disons plutôt que, suite à une discussion téléphonique très agréable et enrichissante ce matin même avec un jeune auteur**, j'ai eu quelques indications complémentaires pour éviter certains écueils, et donc la sus-mentionnée flagellation !
D'après ce que j'ai pu comprendre, je serais donc un auteur (et j'empapaoute le féminin horrible de ce nom dans un réflexe féministe primaire !) parce que j'ai produit, inventé, une histoire. Mais je ne deviendrai écrivain que lorsque je serai reconnue par mes pairs...

En conclusion, je suis très heureuse d'être simplement auteur car le mot "reconnaissance" me fait peur pour le moment. Je vivrai très bien de ne pas devenir une écrivaine (ah quel horreur aussi ce féminin !) du moment que je puisse rester une écriveronne !



* Heu... Désolée pour votre fantasmagorie, mais je délirais !
** Merci à Pascal Candia pour ses éclaircissements et son soutien.
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P
Oui, gentille K.Rine, tout ça est très juste. Mais pour nous tu es la première "écriveronne" officielle. C'est bien plus poétique qu'autrice. Et on te souhaite de devenir une écrivaine à succès ! Amicalement . Pascal
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K
Rien ne pouvait me faire plus plaisir que d'être la première écriveronne officielle ! Je suis certaine que d'autres écriverons suivront ! ; )