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Blog de Karine Carville : ses romans et ses événements.

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8 novembre 2008 : Petite dédicace entre amis, grande émotion !

Voilà. C’est déjà du passé mais ce matin j’ai encore des images et des mots plein la tête. Des sourires aussi. La journée d’hier restera gravée dans mon cœur jusqu’à la fin de ma vie, et je la raconterai à mes arrière-petits-enfants (ben quoi, je vais être centenaire, et alors ?!) une main tremblotante posée sur ma poitrine tandis que l’autre rattrapera mon dentier toutes les quatre ou cinq phrases…

Mais commençons par le début…




Comme beaucoup d’invités ne savaient pas où j’habitais, j’avais fait ça bien. Petite pancarte flashy sur le portail ouvert, bref tout ce qu’il fallait pour que les gens puissent entrer sans se poser de questions : c’était là, point.


Comme prévu, dès 14 heures, les premiers invités sont arrivés. Parmi eux se trouvaient à la fois des souscripteurs qui venaient donc retirer leur livre, mais aussi des personnes qui avaient découvert récemment mon roman et venaient acheter leur exemplaire.

Une première dédicace, c’est comme toutes les premières fois : un peu angoissant. Que vais-je écrire sur la page de garde ? Comment réussir à personnaliser au maximum mes petits mots pour que chacun entre en possession de mon livre rapidement et ait envie de le lire ? Et puis je refuse aussi de mettre tout le temps la même chose : la répétition est déprimante pour l’auteur et vexante pour le lecteur. J’avais donc préparé quelques dédicaces à destination des personnes que je connaissais sur un petit calepin, histoire d’être originale, proche de mon lecteur, et de conserver les liens souvent amicaux ou professionnels qui nous unissaient avant cet événement.

Bien évidemment, les premières personnes qui ont voulu leur bouquin n’étaient pas sur ma liste. Horreur (pour ne pas dire panique !) : que vais-je écrire ? Et puis finalement, ça vient. Même pour ceux que je ne connaissais pas du tout, je prends le temps de discuter un peu avec eux, de connaître leur profession, un hobbie, et je trouve un petit quelque chose à écrire rien que pour eux…


Au départ, tout est calme pendant une petite heure. Les quelques chaises sont occupées, on papote dans le calme (enfin, on essaye avec les enfants qui jouent en haut !), cela fait très « réunion littéraire » assis en rond comme ça autour de la pièce en sirotant du café. Toute l'équipe de mon école fait bloc dans l'escalier, et finalement couvre le bruit des enfants (argh, demain matin je vais me faire décapiter si j'écris ça ! Tant pis !)...







Puis, tout s’accélère. Tout à coup mon rez de chaussée grouille de lecteurs. J’embrasse, je serre des mains, sourires, blagues, on rigole bien ! Je découvre des gens extraordinaires, certain avec un humour décapant. Et puis mes amis, mes proches, sont là aussi et assurent comme des bêtes pour être au petit soin pour tout le monde. Bon, je leur avais demandé de venir avec des gants blancs et juste un tablier orné derrière d’une petite queue de lapin, mais bon, ils n’ont pas voulu… La prochaine fois j’espère !! ☺ Hi hi hi…





Les dédicaces s’enchaînent. Je passe un sacré bout de temps derrière ma table à gratter. Et je m’éclate !! (Ok, en voyant les photos, vous vous en doutiez un peu non ?!). Des invités repartent, d’autres arrivent.










Parmi eux un certain Pierre Lamassoure (j’espère ne pas écorcher son nom !) vient tourner un petit film pour les EMC. Des lecteurs sont donc interviewés par Michel Champendal. Même les enfants y passent (aïe, je ne sais pas ce qu’ils ont été raconter, je crains le pire !)…



La nuit est tombée depuis longtemps. La maison se vide doucement. Mon éditeur m’attrape pour une interview. Super… hum ! Le genre de choses que je n’apprécie pas vraiment, mais heureusement aux côtés de Michel tout est toujours très simple et clair.

Pierre range sa caméra et prend une guitare. Fin de soirée mémorable… !

Je suis maintenant impatiente d’avoir le retour de lecture de mes premiers lecteurs. Tous quasiment sont repartis en m’affirmant qu’ils allaient dévorer Le roman de Marjolaine dès ce soir et qu’ils attendaient déjà le suivant… Ouh la, du calme ! Si ça se trouve, vous n’allez pas aimer du tout ! ☺ Mais bon, pour le suivant, c’est tout de même en bonne voie…

Et promis : on se refera une crêpe party pour fêter ça !

Un remerciement tout spécial pour Fof, qui se reconnaîtra, et qui a permis que tout roule samedi… :D

Un peu plus ? ...

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C
voilà des moments bien doux!! bravo<br /> et merci pour ton passage chez moi<br /> bise
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K
<br /> C'est toujours un plaisir de passer "par chez toi" :)<br /> <br /> <br />
M
"Editer c'est également rendre fière de soi une écriveronne qui devient du coup écrivain"<br /> <br /> Le jour dit (le onze septembre vient de mourir, je vous parle de voici quatre jours, c'était un samedi), ce samedi-là, à 14 heures, je me suis rendu en Argenteuil chez "notre" (nous sommes huit dans la maison d'édition, en sa section "comité de lecture", alors c'est "notre" !), notre auteur Karine Carville qui signait quelques exemplaires (un paquet, mine de rien !) de son "Le Roman de Marjolaine".<br /> <br /> A 14 heures, il y avait de la joie dans l'air : il y en avait toujours autant -si ce n'est plus- à 20 heures, quand je quittais les lieux (à regret, dois-je souligner ? Oui, je le souligne) pour aller dîner en Argenteuil également chez l'un de nos cinéastes de la maison, j'ai nommé Pierre Lamassoure.<br /> <br /> Le regret, c'était d'être obligé de me partager entre deux si savoureuses compagnies, hé oui ...<br /> <br /> Karine était radieuse et ça c'est le plaisir suprème de l'éditeur : voir un auteur qui vient de publier dans un état de transe napolitaine, à savoir d'émerveillement.<br /> <br /> De radiation littéraire.<br /> <br /> Emerveillement... le terme n'est pas trop fort : Karine réalisait son rêve d'enfance, sa magie devenait réalité.<br /> <br /> Et tout cela parce qu'un jour j'ai décidé de proposer à un comité de lecture composé en majorité d'intellectuels ('intellectuel" sous ma plume n'est pas un mot péjoratif, j'en suis un, d'intellectuel et vive les intellectuels !) J'ai désiré soumettre à acceptation du comité un "roman à l'eau de rose" et ... tout le monde fut ravi.<br /> <br /> Il faut dire et j'ai des kilomètres de lecture derrière et je le souhaite devant moi et que ... nous avons eu affaire à la Rolls-Royce de la littérature de sentiments.<br /> <br /> Elle est tout aussi forte que l'officielle quand elle est bien tissée.<br /> <br /> Ce fut une réunion à l'opposé de tout ce que j'exècre dans le monde littéraire : les culs pincés, les snobs m'as-tu-lu, dans la tronche desquels un neurone tourne au ralenti à la recherche désespérée d'un second (et même pas d'un deuxième !) neurone. Où des imbéciles aux quatre-cinquièmes analphabètes occupent parfois le terrain à défaut de l'habiter, juchées sur leur médiocrité, à côté de commerciaux aux tronches de boxeurs en rupture de ring pour cause d'insuffisance mentale.<br /> <br /> Là ce fut tout le contraire : des gens simples et riches, animés par l'amitié et le sens de l'humour, tout le contraire de la gente littéraire habituelle, prenaient plaisir à se retrouver ensemble.<br /> <br /> "Le Royaume des Lettres" est atroce, me confiait jadis Alphonse Boudard. Il en connaissait un rayon, avant que de décaniller en l'an 2000. Il l'est, atroce. Tel n'est pas le cas de celui de Karine.<br /> <br /> Vous vous souvenez, charmantes lectrices, cosuscants lecteurs, de la tronche de Cosette quand Jean Valjean lui bloque le bras chez les Thénardiers pendant qu'elle s'escrime à récurer le sol de la salle du troquet ? Elle est surprise, Cosette, et elle devient écarlate quand Jean Valjean lui offre la belle poupée, sous le regard jaloux des filles Thénardier qui la feraient rentrer sous terre, si elles le pouvaient.<br /> <br /> Eh bien si Frédéric Carville, le mari de Karine, n'est pas mais alors pas du tout un des Thénardiers, la surprise de Karine fut aussi forte tout du long de notre aventure d'édition (qui nous tint en haleine des mois durant) que ce samedi : Karine vivait un rêve éveillé qui se matérialisait seconde après seconde.<br /> <br /> Le bonheur, il faut le serrer au plus près quand il est là, le bougre, se le déguster avec des cuillers les plus petites possible, lentement, tendrement, fortement, car, après coup, il se barre et c'est le retour au quotidien. Pas forcément sinistre le quotidien, parfois, mais, quand même, c'est pas tous les jours dimanche. Alors là, le bonheur, il était au rendez-vous : je me souviendrai toujours les rires des collègues enseignantes de Karine, une laïque équipe de choc à l'école élémentaire Langevin wallon le regard profond et calme de Pierre Lamassoure, un autre enseignant, qui filmait, l'élégance physique et morale de la dame qui vient toiletter les animaux de chez Karine, le profil carrément caradinien du vétérinaire, et un homme littéralement formidable flanqué d'une épouse non moins formidable, tous deux furent les employeurs (des électriciens) du père de Frédéric Carville, des gens biens, de ces gens qu'on gagne à connaître.<br /> <br /> De ces gens qui retroussent les manches et vont au charbon-chagrin en respectant leurs employés.<br /> <br /> Et, des années plus tard, on voit toute cette compagnie qui se prodigue des marques d'amitié.<br /> <br /> La mère de Karine, malgré des problèmes de santé, vint regarder sa fille, sa fille dont elle a encouragé tous les efforts d'écriture depuis l'enfance.<br /> <br /> Avouez que cela a de la gueule, tout ça, non ?<br /> <br /> J'ai discuté avec un tas de gens, j'ai tendu la perche à Karine pour qu'elle explique à Pierre notre caméraman sa démarche.<br /> <br /> L'écriture se travaille et plus on la met à l'oeuvre le plus de plaisir elle procure : je suis convaincu de cela, une fois de plus. Le tout c'est donc de bosser. Dans le sens de la Fête ...<br /> <br /> Et, croyez-moi, Karine c'est une bosseuse !<br /> <br /> Karine, je la voyais danser, pétiller de joie, s'enthousiasmer et rire et je pensais au film "La Vie est belle" de Frank Capra. Pourquoi ? Regardez-le (ça en vaut VRAIMENT la peine) et vous comprendrez pourquoi, je ne vais quand même pas tout vous expliquer ce soir !<br /> <br /> Toute mon amitié,
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K
<br /> Bon, je n'ose rien répondre à cette tirade dythirambique... Heu, si, juste : merci Michel !<br /> <br /> <br />
F
Et on pourra dire "J'y étais !" accroché à notre déambulateur, dans les couloirs de la maison de retraite !<br /> La voix tremblotante, et pas seulement à cause de l'outrage des ans ... l'émtion restera là aussi !<br /> Bravo K. !!<br /> Fof
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K
<br /> Et encore merci à toi !! :D<br /> L'outrage des ans... Pfff, je serai toujours aussi fraîche, pimpante et guillerette qu'aujourd'hui ! LOL<br /> <br /> <br />